Décontamination
Ensemble des opérations
visant à supprimer les sources et les réservoirs
de contaminants pathogènes et à détruire
les contaminants résidents.
Désinfection
Application d’un désinfectant
(bactéricide et/ou sporicide et/ou fongicide et/ou
virucide).La
désinfection est une des opérations de la
décontamination.
Épidémiologie
- La
légionellose
La
légionellose est
une pneumopathie aiguë dont l’agent causal est
une bactérie du genre legionella. Le nombre de cas
est estimé entre 3000 à 5000 par an en France.
La
voie de contamination connue est la voie aérienne
(inhalation d’eau contaminée par des Légionelles).
Les
Légionelles se multiplient dans les macrophages alvéolaires
et causent leur destruction. Les Légionelles restent
dans les alvéoles provoquant une alvéolite
fibrinopurulente.
Le
tabagisme, altérant la résistance naturelle
aux infections au niveau des alvéoles pulmonaires,
est un facteur favorisant majeur.
Les
principales sources de contamination sont :
.
les tours de refroidissement,
.
les climatiseurs,
. les
bains à jet,
.
les bains à remous (jacuzzi),
.
les fontaines réfrigérantes,
.
les fontaines décoratives...
. les
douches, …
A
ce jour, aucun cas de contamination inter-humaine n’a
été rapporté. D’autres modes
de contamination (ingestion) n’ont pas été
prouvés.
Pour
les climatiseurs, on estime que le risque de contamination
est important au-delà de 1 000 Légionelles
(UFC) par litre d’eau.
Le
nombre de cas de légionelloses acquises en milieu
hospitalier représente prés de 20 % de l’ensemble
des légionelloses.
Une
enquête en région parisienne a montré
que 70 % des équipements collectifs de distribution
d’eau chaude contenait des Légionelles.
.
.Physiopathologie
On
distingue trois formes cliniques principales de légionellose
:
."
La Maladie des Légionnaires " ou pneumopathie
à Legionella,
.
La
légionellose des patients immunodéprimés,
.
La
fièvre de Pontiac
.
."
La Maladie des Légionnaires "
ou pneumopathie à Legionella
A
l’issue d’une période d’incubation
de 2 à 10 jours, des myalgies, une céphalée
et un fébricule parfois associés à
une toux sèche apparaissent.
La
phase d’état de la maladie associe selon des
degrés divers : un syndrome infectieux, un syndrome
neurologique (confusion mentale), un syndrome digestif (diarrhée),
un syndrome rénal (protéinurie, hématurie,
hyponatrémie), un syndrome respiratoire (toux, douleur
thoracique, des images radiographiques de pneumonie progressive
atypique).
Les
complications possibles sont les suivantes :
Choc,
Coagulation intravasculaire disséminée, Insuffisance
respiratoire, Insuffisance rénale aiguë.
En
cas d’évolution favorable, la rémission
apparaît à partir de 8 à 12 jours, sinon
le décès peut survenir vers le 7ème
ou 8ème jour.
.La
légionellose des patients immunodéprimés
Ces
patients présentent une pneumopathie aiguë évoluant
vers l’abcédation. Le risque de mortalité
est supérieur à 30%. On isole fréquemment
une bactérie pathogène associée à
Legionella.
.La
fièvre de Pontiac
L’incubation dure 1 à 2 jours. Les malades
présentent un tableau grippal pendant 2 à
5 jours. La guérison est spontanée.
.
Diagnostic
La
technique la plus rapide consiste à rechercher la
présence d’antigènes dans les urines.
La
sérologie objective des anticorps dans la première
semaine de l’infection avec un pic au bout d’un
mois. Elle n’est pas adaptée au diagnostic
d’urgence.
L’isolement
des Légionelles est réalisé sur les
prélèvements suivants : aspiration endobronchique,
aspiration trachéale, lavage broncho-alvéolaire.
La culture nécessite un milieu spécial (CYE,
BCYE), incubé 4 jours à 37°C.
Traitement
L’antibiotique
de choix est l’érythromycine à la dose
de 0,5 à 1 g toutes les 6 heures pour l’adulte
et à 15 mg/kg toutes les 6 heures pour l’enfant.
Le
traitement doit être commencé très tôt.
Le
choc, l’insuffisance rénale ou respiratoire
demandent une thérapeutique spécifique.
.
Prophylaxie
Face
à l’importance du risque sanitaire, la Direction
Générale de la Santé a rédigé
et diffusé les Circulaires
n°98/771 : du 31 décembre 1998 et 2002/243 :
du 22/04/02 ; puis la
Circulaire 2002/243.
.
Ces Circulaires précisent l’application des
préconisations concernant la gestion du risque vis-à-vis
de la prolifération des Légionelles dans les
réseaux et systèmes de traitement d’eau,
et les nouvelles exigences.
.
Les
maladies nosocomiales
Un
patient est dit atteint d'une infection "nosocomiale"
(issu du latin "nosocomium", hôpital), lorsqu'elle
apparaît durant son hospitalisation, alors qu'elle
n'existait pas lors de son admission. Si l’état
clinique précis du patient à la date l'admission
n'est pas connu, un délai d'au moins 48 heures après
l'admission est accepté, afin de séparer une
infection d'acquisition communautaire d'une infection nosocomiale...
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