Traitement
curatif ponctuel : élévation de la
température du réseau d’eau chaude jusqu’à
+70°C pendant 30 minutes jusqu’aux points de puisage
AVANTAGES
Réalisable par le personnel de l’établissement
INCONVENIENTS
Maintien
d’une température de l’eau supérieure
ou égale à 70°C très difficile
à obtenir dans les chambres les plus éloignées
de la production d’eau chaude, et ce, surtout dans
les grands établissements
Si chocs à répétition, peut favoriser
la formation de dépôts calcaires sur les canalisations
facilitant la formation de bio film, lieu de prolifération
de la légionelle
Dégradation des canalisations (notamment les raccords
en matière plastique et l’acier galvanisé
à une température supérieure à
60°C) car elles ne sont pas conçues pour subir
des élévations de température répétées
Pas de destruction du bio film (lieu de prolifération
des bactéries)
Pas de caractère rémanent
Immobilisation de l’établissement pendant l’intervention
(risque de brûlure des clients par exemple)
.
CHOC
CHLORE
Traitement
curatif ponctuel:
injection dans le circuit d’eau chaude d’une
dose importante de chlore
AVANTAGES
Résultat
à court terme mais non définitif
INCONVENIENTS
Détérioration
des canalisations (attaque par le chlore)
Pas d’utilisation de chlore avec de l’inox,
de l’acier galvanisé et mal supporté
par le nickel
Concentration nécessaire très élevée
(50mg/L) pour éliminer les legionella pneumophila
(produit toxique pour l’homme et l’environnement)
Immobilisation de l’établissement pendant l’intervention
Vidange et rinçage du réseau nécessaire
car taux de concentration supérieur au seuil toléré
par la législation
.
TRAITEMENT
CONTINU AU CHLORE
Préventif
: injection d’une faible dose de chlore (1mg/L) en
continu
Résistance
des légionelles à la faible concentration
en chlore et accoutumance (avis du conseil supérieur
d’hygiène de France), concentration nécessaire
50mg/L pour que le chlore soit efficace
Pas de destruction du bio film (lieu de prolifération
des bactéries)
Détérioration des canalisations sur le long
terme (cf. choc chloré)
Désagrément de l’odeur pour les clients
Méthode déconseillée
dans la circulaire N°2002/243
destinée aux établissements de santé,
faisant suite à la circulaire
98/771 sur la prévention de la légionellose.
.
PEROXYDE
D’HYDROGENE
Traitement
curatif ou préventif : injection dans le
circuit d’eau chaude d’une solution à
base de peroxyde d’hydrogène et d’ions
d’argent
Large spectre d’activité, selon les normes
AFNOR : virucide, bactéricide, fongicide, sporicide,
algicide
AVANTAGES
Destruction
du bio film (lieu de prolifération des bactéries)
Dégradation de la solution chimique, après
action, en EAU et OXYGENE naissant, et par conséquent
aucune nocivité pour l’homme, l’environnement
et les canalisations même anciennes, y compris sur
du long terme
Ne contient pas d’ammonium quaternaire, de chlore,
de formol ou d’aldéhyde
Effet sur le tartre et le calcaire (re-solubilise et décroche
les oxydas)
Effet de rémanence (sécurité accrue)
Sans
odeur
Pas de risque d’accoutumance des bactéries
car non utilisé en traitement continu
Pas de vidange nécessaire, ni de coupure d’eau
INCONVENIENTS
Méthodologie stricte à respecter
.
Le
péroxyde d’hydrogène (sous une formulation
différente) est également utilisé pour
le traitement des eaux usées, la désulfuration
et la dénitrification des fumées par lavage
des gaz, le décapage des tôles et fils d’acier
inoxydables, le traitement des eaux potables, la stérilisation
des matériels et emballages agro alimentaires, la
décontamination des sols in situ (ancienne raffinerie)…